Un blog qui papillonne...

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samedi 3 juillet 2010

Vous avez l'heure s'il vous plait ?

L'autre soir, alors que je regardais l'émission Ushuaïa avec une boite de mouchoirs - je ne trouvais pas cela triste, non, je suis juste très enrhumée - Nicolas Hulot a rapporté une phrase qui me trotte dans la tête depuis. Alors qu'il parlait à un habitant, dont j'ai oublié la région, celui-ci a vu la montre de Nicolas et lui a dit :

Vous, vous avez une montre et moi, j'ai le temps.

Après recherche, il s'agit d'un proverbe cambodgien à destination des visiteurs étrangers. Et ce proverbe est criant de vérité. Dans notre monde où tout est pressé, calculé, chronométré, j'aimerais bien oublier le temps, la date et l'heure qu'il est. Suivre le rythme du soleil, manger quand j'ai faim, dormir quand je suis fatiguée, travailler quand je suis en forme et productive. En somme, redevenir ce que nos ancêtres étant sûrement à une époque bénite.

Des horaires de travail, des boulots à finir à temps, des heures de rendez-vous. Est-ce qu'au final cette conscience du temps, au lieu de nous rendre service, ne nous enferme pas ? Vous vous êtes sûrement rendu compte que l'on est beaucoup plus productif quand on est reposé, détendu ? Vous le savez, mon boulot c'est l'écriture et il m'arrive de trainer et trainer sur des articles tout simplement parce que je suis fatiguée, je lutte et donc, je n'arrive à rien. L'écriture demande beaucoup de concentration, de recherche et de réflexion, tout en restant un plaisir, bien sûr. J'essaie donc d'appliquer une méthode : l'écoute de mes besoins. À savoir : écrire au meilleur moment de la journée (le matin ou la nuit pour moi) et ne jamais me forcer. Parce qu'au final, remplir des pages et tout recommencer car c'est mauvais n'est rien d'autre qu'une perte de temps. Parfois, lors d'une nuit calme et fraîche j'arrive à écrire, écrire, écrire, sans me poser de questions, sans fatigue. Du coup, cela entraîne plein de choses mais surtout la satisfaction d'avoir bien fait son travail. Il y aurait beaucoup moins de tension et de stress si chacun s'écoutait un peu plus, prenait un peu de recul sur ce qui l'entoure, cela créerait simplement plus de respect. Enfin j'espère.

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samedi 26 juin 2010

Moi, désabusée ?

Lorsque j'ai ouvert mon "formspring", un endroit où vous pouvez me poser des questions anonymement, quelqu'un m'a demandé pourquoi j'étais si désabusée sur mon blog.

Ce n'est pas du tout l'image que je veux renvoyer. Je suis juste en colère depuis que je vois vraiment clair dans la nature humaine. Avant je préférais ne pas me l'avouer. Instinct de protection. C'est vrai que c'est une claque quand tu ouvres les yeux. Et que tu vois l'impact que ce comportement a sur la nature, les animaux, etc. Parce qu'on s'en fout des gens qui détournent des milliards, qui volent une banque ou que Johnny est retourné à l'hôpital. Où sont nos priorités ? Qu'est ce qui compte vraiment ?

Quand tu te dis que même si 10 000 personnes font tout ce qu'elles peuvent pour respecter la planète, il suffit d'un égoïste pour tout détruire. C'est la nature humaine, c'est comme ça, je sais bien mais j'ai bien le droit d'être révoltée.

Beaucoup de choses positives sont réalisées tous les jours, je le sais. Rassurez-vous, j'ai des projets, j'aime la vie, je chante, je danse et je ne suis jamais autant heureuse qu'en pleine nature.

Et je pense à l'avenir, faire des enfants ? Des privilégiés qui auront le cul bien au chaud ? J'ai beaucoup de choses à transmettre et j'en suis désolée mais je ne vis pas au pays des télétubies où tout est beau, tout est joli et vous non plus d'ailleurs, mais le savez-vous ?

Bien sûr, je pourrais vous parler des derniers livres et CD que j'ai acheté mais avec cette pollution dans le Golfe du Mexique, tout me parait bien superficiel à côté. Et je pense que c'est tout à fait compréhensible. Soit je vis dans une société qui ne me correspond pas, soit je dois faire avec et l'accepter.

Regardez les informations à la télévision. On passe de sujets très graves à la coupe de monde de foot sans aucun problème, on nous montre que ce que l'on veut nous montrer, il se passe énormément de choses que l'on ne verra jamais au JT. Qui a dit le mot "Manipulation" ?

Ça va me passer, le temps que ma colère s'estompe, je sais bien que j'ai et n'aurais aucun impact sur les gens, mais je me dis que si dix personnes lisent mon blog, c'est déjà ça. Alors autant utiliser cet espace à bon escient, non ?

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mercredi 23 juin 2010

Va, vient et revient

Je me demande si, à force de voir tout ce que l'homme fait - ou ne fait pas - je ne vais pas devenir aigrie, blasée. "La vie continue" me dit-on à l'oreille. Quelle est cette incroyable force qui pousse les gens à passer outre, à oublier. À ne penser à ce qui est grave que lorsqu'ils le voient ou quand ils sont au pied du mur ? J'envie, j'envie énormément les gens qui vivent leur vie sans se poser de questions, qui pensent à leur famille - mais pas trop, faut pas déconner - et qui ont des vrais problèmes, si, si, je veux bien y croire.

Tout ceci est un problème d'échelle. Je travaille tous les jours, je fais ce pourquoi je suis payé, je râle inlassablement, me révolte aussi tous les jours. Et j'ai bien conscience que toutes mes pensées sont transversales. Passez du Qu'est ce que je vais lui offrir à son anniversaire ? et dans le quart de seconde plus tard me dire Merde, merde et merde, ce puits de pétrole fuit toujours puis à Oh ! Dans notre maison, on pourra installer un mur végétal et à Y'a encore combien de gens qui dorment dehors cette nuit ?. J'ai beaucoup de mal à avoir une pensée unique, fixée sur ma vie. Ou à me dire Bon allez, Audrey, chacun ses problèmes, règle d'abord les tiens. Peut être est-ce la naissance de la folie. Un océan de questions, sans réponse.

Et puis il y a Dieu. Entre la folie et Dieu, il n'y a qu'un pas. En gros, soit je deviens folle, aigrie ou blasée soit je me tourne vers une croyance quelconque qui pourra répondre à mes questions.

Pourquoi l'homme est si mauvais ?
Ne t'inquiète pas, Dieu le punira.

Pourquoi on détruit la planète ?
C'est Dieu qui nous fait passer des épreuves.

Pourquoi Dieu a crée l'homme ?
Parce qu'il a voulu créer un être à son image.

Et si je crois pas en tes réponses ?
Dieu te punira.

Mouais. Comme me l'a dit Angie dans un commentaire du précédent billet : Ne sois pas en colère. Alors j'ai suivi tes conseils, j'agis dorénavant au quotidien. Pourtant ce n'est rien, je m'en rends bien compte. Je suis allé acheter des produits bio, j'ai découvert avec joie une abeille qui tournait autour des fleurs que j'ai semé. Je consomme différemment. Mais est-ce suffisant ? Et toutes ces questions qui vont, viennent et reviennent, j'en fais quoi ?

7_andrea_joseph.jpg © Andrea Joseph

vendredi 4 juin 2010

De la conscience et du pétrole

Mes contemporains se "lol" devant la vidéo d'un gars obèse qui danse, c'est tellement jouissif de se foutre de la gueule des gens. Ou bien s'extasient devant un appareil photo à dix milliards de pixels. Ils aiment tellement les ragots des stars, les vidéos choc, le programme TV ou se posent des questions très graves du genre : "Qu'est-ce que je vais manger ce soir ? La flemme de faire à bouffer". Chacun, passionné, fixé, tourné dans son petit coin, émerveillé par telle ou telle nouveauté, jouissance, passion ou problématique personnelle. Impudiquement. Égoïstement. On m'a assez répété que les gens ont le droit de faire tout ce qu'ils veulent, mais je ne suis pas d'accord. Non, on n'a pas le droit de tout faire.

Je suis très loin d'être meilleure que mes contemporains, je vis dans un monde de technologie, de Mac, d'informatique, d'iPad et d'HTML5. Je bosse dans la presse. Mais je me pose de sérieuses questions depuis pas mal de temps déjà. Pourquoi en parler aujourd'hui ? C'est peut être la crise de la trentaine (terme rassurant...) qui fait que je pose un regard sur ma vie, un bilan de mes trente premières années. Je n'ai pas (encore) d'enfants pour m'empêcher d'avoir le temps de me poser des questions. Je suis complétement larguée et même paradoxalement larguée.

La justesse, le droit de pouvoir vivre dans ce monde pendant que la faune et la flore se noient dans le pétrole, pendant que l'homme cherche une autre planète pour y vivre au lieu de prendre soin de celle qui l'héberge, je ne sais plus où se trouve le vrai. Quel choix de vie ? Quelle vision de la vie ? Je pourrais faire l'autruche sur tout ce qu'il se passe dans le monde, transpirer de plaisir devant l'iPad et dire "merde" à tout le reste. Mais quand je vois tout cela (si, si, allez voir), je ne peux pas rester de marbre et me dire "Ah, quelle bande de salauds ces amerloques.". Parce qu'au final, moi aussi j'ai une voiture qui roule au gasoil, moi aussi j'achète des produits emballés avec du plastique. Moi aussi, je vis comme une connasse de consommatrice au chariot exigüe. Nous sommes tous coupables de cette catastrophe, tous, tous, tous.

Une prise de conscience, une véritable et profonde claque dans la gueule. Pas juste "Ah bah oui, l'homme est entrain de tout détruire. Tu veux un café Martine ?". Une personne consciente mais hypersensible, se refusera de voir les choses pour ne pas souffrir, se protéger. C'est une solution que j'ai tenté d'appliquer mais je n'y arrive pas, je suis tellement en colère, tellement révoltée. J'ai une boule au ventre si puissante que je pourrais soulever une montagne. Ce puits de pétrole c'est vraiment un gros coup de fouet pour nous mettre face à nous même. Ce n'est pas la première fois que ça arrive et on en parle déjà plus. Parce qu'il y a la coupe du monde de football qui commence et il y a encore des promos chez Leclerc ? Ah, pardon.

Le summum de la superficialité. On vit véritablement dans un monde paradoxal, composé de plusieurs états et de plusieurs consciences. Même si la "conscience collective" nous pousse à protéger la nature, à manger moins gras, moins salé, moins sucré. Cette conscience collective nous permet juste d'avoir bonne conscience. Parce qu'au final, ne pas jeter ses papiers par terre n'est pas un signe de respect pour la nature. Le véritable respect serait de se demander, avant de fabriquer le papier, si cela va servir à quelque chose. Une réflexion ne pollue pas.

Même si je ne suis rien, j'ai quand même tendance à faire chier mes contemporains pour qu'ils consomment utile. Encore un terme à la mode, je sais. C'est bien joli de cultiver son potager pour mieux manger et ainsi bloquer, à son échelle, le système de consommation - tout en mangeant mieux - mais acheter une cafetière ou une paire de chaussures à dix euros pour en changer six mois plus tard c'est vraiment, vraiment de la connerie. Parce qu'au delà du fait de jeter la cafetière qui ne marche plus (bah oui, à dix euros... vous vous attendiez à quoi ?), c'est tout la chaîne : fabrication, exploitation, transports, commercialisation et ta bagnole pour aller l'acheter qui a aussi consommé de l'énergie et donc du pétrole.

Quand j'en parle autour de moi, on me dit souvent "Que veux tu y faire ? C'est triste, mais c'est comme ça." Ca me fait vraiment peur ce genre de réponse. "C'est comme ça". Et c'est tout ? Et on fait quoi ? On fait rien ? Ah bon. Je sais que je ne sauverais pas le monde. Ce n'est pas cet accident qui est triste les amis, c'est de se dire que l'on y peut rien. Qu'on est des pauvres loques qui regardent tout cela comme si il s'agissait d'une fiction télévisée. Irréelle. Notez juste que 2 000 ou 3 000 tonnes de pétrole s'écoulent chaque jour, depuis le 24 avril 2010, dans l'océan, nous en sommes donc à 126 000 tonnes aujourd'hui. (230 000 tonnes au Shell, au total pour l'Amoco Cadiz, considéré comme la pire catastrophe écologique que la Terre ait connue).

Et pour vous prouver que je suis une connasse finie, têtue, et impossible à résonner, j'ai fait un petit test, sur Facebook, j'ai posté deux liens (ceux que je vous ai donné plus haut). Aucune réaction. Rien, nada. Puis j'ai posté "J'aime les bananes". Et en peu de temps, j'ai eu des réactions (ironique pour la première, certes, bien compris). C'est fou, non ?

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jeudi 3 juin 2010

Du filet américain et de la musique

J'ai une grande envie d'écrire en ce moment. Donc là, vous allez être mes cobayes puisque je n'ai pas assez de temps pour écrire une nouvelle (que j'ai en tête depuis un bon moment en plus), mais j'ai assez de temps pour vous écrire un petit billet. On va se la jouer relax ce soir, comme si on buvait un café ensemble.

Il y a une quinzaine de jours, je suis partie à Lille pour voir Sia en concert à l'Aéronef - salle très bien insonorisée au passage. Ces mille kilomètres m'ont fait beaucoup de bien, comme à chaque fois que je trace la route. De l'air, de l'air, de l'amour et des notes de musique. Un régal cette chanteuse, quasi-inconnue du grand public et pourtant extrêmement douée. À écouter. Mais vraiment, sinon tu ne sens pas le feeling t'envahir et t'hérisser les poils. iTunes, mon compagnon quotidien mais qui ne peut s'empêcher de compter me dit dans l'oreillette que j'ai écouter son album Some People Have Reals Problems environ 63 fois. Y'a pas de mal à se faire du bien, c'était vraiment fantastique.

Je suis donc retournée dans mon département de naissance, le 59. Le nord, le charbon et le filet américain. Et bon sang, qu'est ce que les gens sont sympa. Vraiment. Entre les restos, les magasins et les passants, toujours un mot gentil. Et même si, lorsque je demande au chef des serveurs une table pour deux, il crie haut et fort "Sébastien, ta meilleure table pour ces demoiselles !", pas trop niaise, je me doute bien qu'il dit sûrement la même chose à tous ces clients, et bien, quand même, ça m'a fait sourire. Tous les commerçants sont super agréables, t'as pas l'impression de les faire chier. Un très bon retour aux sources avec un passage rapide en Belgique où les gens sont tout aussi agréables. Niveau "petits plats", y'a eu de la frite, forcément. Du filet américain - orgasmique -, des fricadelles, des brioches au sucre, quelques bières raménées à Rennes pour les copines et plein d'autres choses. Quinze ans sans revoir mon pays, ça crée des envies, ne nous mentons pas. Et je tiens à préciser qu'il faisait très beau. Toc.

Filet américain pour 3 personnes :

• 350 g de boeuf haché
• 3 cuillères à café de persil haché
• 1 oignon
• 3 cuillères à café de moutarde
• 3 cuillères à café de mayonnaise
• 3 cuillères à café de ketchup
• 1 jaune d'oeuf
• 2 cuillères à café de câpres
• 1 cuillère à café de sauce worcester
• poivre
• 1/3 cuillère à café de sel

• Préparation : 5 mn
• Cuisson : 0 mn
• Repos : 0 mn
• Temps total : 5 mn

Désolée pour cette interruption, la recette du filet américain s'est glissée dans mon article.

Reprise de l'activité.

Du coup, avec plein de sons dans les oreilles et les papilles en ébullition je me rends compte que je raffole vraiment des concerts (et du filet américain, ah ? Je l'ai déjà dit ?) et de voir les artistes en live, c'est juste une chance inouïe. L'autre jour, je me suis mis a acheter quelques morceaux de Gossip et forcément, je pars la voir à Nantes le 30 juin. J'ai hâte. Faudra que je prenne un jour le temps de vous parler de mon rapport à la musique parce que sans musique, la vie sera bien morne.

Ah ! Et j'ai failli oublier, gros gros coup de cœur pour Zaz, une chanteuse des rues, avec une voix à tomber. Un p'tit bout de femme de 29 ans, qui dépote. C'est chaud, c'est jazzy, c'est tzigane, c'est espagnol, ça aime. C'est pur. Elle vient juste de sortir son premier album, et, entre les textes, les paroles, sa voix, sa joie de vivre, son talent, ben c'est que du bonheur. J'espère sincèrement qu'elle ne se fera pas aspirer par le "Star-Système" et qu'elle restera toujours aussi naturelle. Et si, lors de passage en interview ou à la télé, on sent qu'elle manque un peu de confiance en elle, c'est juste enfin bon de retrouver une chanteuse qui a le trac. Un être humain quoi. Écoutez-la, achetez son album, elle joue quand même de la trompette avec sa bouche quoi. iTunes, mon fidèle compagnon quotidien mais qui ne peut s'empêcher de compter me dit encore dans l'oreillette que j'ai écouter son album environ 32 fois depuis le 10 mai.

Et ben.

samedi 17 avril 2010

Je suis un bonobo

Cela fait plus d'un mois que je n'ai rien publié ici, sûrement par manque de temps, et pourtant j'ai eu une semaine de vacances (yes !). Elle m'a fait beaucoup de bien, j'ai pas mal roulé, traversé la Bretagne sous un beau soleil et pris quelques photos. Les kilomètres défilaient et me vidaient la tête. J'ai vu des gens que j'aime et qui me manquaient, surtout. Ces derniers mois n'ont pas été facile côté privé, pas mal d'incompréhensions niveau amical et pas mal de déceptions. Après tout, je sais que je suis sûrement trop dans l'attente de ce que les gens peuvent offrir, un peu d'eux mêmes et un peu d'honnêteté, c'est sûrement déjà trop leur demander.

Mon père disait souvent que l'on vit dans un monde de requins, il n'avait sûrement pas tort. Et il me fredonnait une chanson de l'ami Cabrel : "Petite sirène" pour digérer tout cela. Alors, avant que je ne devienne une grosse "égoïste" ou un requin léopard, j'effleure l'espoir fou que des gens méritent d'être connus mais d'autres, vraiment pas. Et c'est là que je dois intervenir, appréhender et "devenir" méfiante et de ne pas tout donner, tout de suite. Mon cœur n'est pas si solide qu'il en a l'air et j'en ai un peu marre de souffrir et d'être déçue des gens. Mais j'avoue, j'avoue, si je m'étais mieux protéger, je n'aurai pas eu si mal, je n'aurai pas été si en colère. J'en ai conscience. Seulement entre en avoir conscience et appliquer ce principe de sécurité, il y a un gros travail à faire. Mais j'ai beau y réfléchir, je me dis que c'est quand même dingue de devoir se dire ça, avec ses propres semblables.

Si je trouve la réponse un jour, qui expliquerait pourquoi l'Homme peut être si méchant, je serais sûrement soulagée, alors que même les animaux (vous savez ces êtres "inférieurs") ne sont pas comme ça. Même si la loi du plus fort régit en ce bas monde, j'aurai préféré que l'on descende du Bonodo.

Seulement, aujourd'hui encore, et malgré ce que je viens de vivre, j'ai un cœur ouvert à tous, et je n'ai pas encore développé d'instinct de méfiance, j'aime mon semblabe, je lui donne tout ce que je peux et souvent, je tombe des nus, déçue. Je ne comprends pas la traitrise, ni la méchanceté. Bien sûr, un peu de diplomatie n'est pas nuisible, il y a cependant une très grande différence entre la diplomatie et l'hypocrisie.

J'entends, j'entends bien ce que vous me dîtes. Oui, tout le monde a ses propres problèmes, propres conflits à gérer pour être bien. Pourtant et aussi loin que je puisse me souvenir, mes états (au plus bas parfois) n'ont jamais nuit à quiconque. Je n'ai jamais fait payer à quelqu'un le fait que j'aille mal, je n'ai jamais été méchante à cause de mon propre mal être. La conscience de mes actes est toujours présente, et au pire de mes états les plus sombres, je préférais être enfermée afin de ne nuire à personne. J'ai eu les bons réflexes et l'aide nécessaire pour ne pas arriver jusque-là.

Est-ce si difficile pour les gens "d'avouer" que ça ne va pas, qu'ils vont mal ? On est tous pareils, de pauvres petits êtres qui souffrent, survivent et parfois, acceptent la main tendue.

Et puis y'a les autres, ceux que tu serres dans tes bras et te crachent dessus, dans le dos. Ils ne te crachent pas dessus par devant, ils n'ont pas le cran pour ça. Et même en leur pardonnant, en les acceptant, en leur disant que ça va aller, ils préfèrent jouer leurs coups bas, se plaindre, se plaindre, et se plaindre encore (pour être aimer ? Désolée ce n'est pas la bonne méthode). Diviser pour mieux régner. Régner sur quoi ? Sur rien en fait. Parce qu'au final, mon amour pour l'être humain n'est pas ébranlé à cause d'une seule personne. Alors comme dirait "ma re-metteuse d'idées en place" : Tant pis, tu ne vas pas te pourrir la vie à cause de cette personne !

Elle a raison. C'est sûr, mais c'est triste. Et ce sentiment de colère éprouvé il n'y a pas encore si longtemps, à laisser place à une grande tristesse. Une incompréhension, et on aura beau me dire que "c'est comme ça", je ne l'accepte pas. Je suis têtue.

jeudi 15 avril 2010

Heu...

Non, non je ne t'ai pas oublié mon petit blog. J'arrive. Bientôt.

lundi 8 février 2010

De l'obession du temps

Depuis quelques mois je ne vois pas les journées passer. Tout défile, trop vite. J'ai l'impression que les journées de travail durent 4 heures au lieu de 8. J'ai tellement, tellement de choses à faire, alors je trie.

Par priorité :

1 - Travailler d'abord, c'est essentiel : pour moi, mon mental et mon compte en banque.

Oui, mais 8h, ce n'est pas assez pour tout faire, il faudrait le double !

2 - Allez prendre l'air, c'est également vital.

Au moins une heure par jour, pour renouveler l'air de mes poumons.

3 - Avoir sa dose de rencontres humaines, dans la journée, c'est indispensable quand on bosse chez soi.

Merci aux copines d'être là :-)

4 - Manger et boire, c'est vital aussi parce si on oublie, on en meurt (sans déc')

Bon, ça, c'est vite fait, parce que... parce que j'ai pas le temps !

5 - Dormir, il faudrait 8 heures par nuit, mais c'est plus souvent 5 ou 6 heures

Là, ça devient difficile parce que je suis crevée.

6 - Ecouter, être là pour les autres, rendre service

Oui, je suis un être humain conscient donc j'aime aider mon prochain.

7 - Se reposer, prendre du bon temps

C'est là que le bas blesse, car ça vient en dernier et j'en ai tellement besoin.

Voilà mes priorités quotidiennes, rien d'étonnant, rien de grave, rien d'absolu. Juste des besoins. Mais si on fait un calcul rapide, 24 heures, ce n'est pas assez. Dois-je revoir mes priorités ? Comment répondre à ses questions :

Quand est ce que j'aurai le temps de me remettre au sport ?

Quand est ce que j'aurai le temps de me cuisiner un truc ?

Quand est ce que j'aurai le temps de partir en vacances ?

Quand est ce que j'aurai le temps de penser à autre chose ?

Quand est ce que j'aurai assez de temps pour ne penser à rien ?

Quand est ce que je vais me coucher ?

Maintenant. Et il est (déjà) trop tard pour dormir 8 heures.

jeudi 21 janvier 2010

L'ordre des choses

Parfois, on voit quelqu'un qui nous affirme être heureux. Pourtant, on a un pressentiment, quelque chose qui nous dit qu'il y a un je ne sais quoi qui cloche.
On ne le sent pas vraiment bien. Ensuite, vient la réflexion, les heures sans sommeil et on s'avoue que cette personne peut choisir ça, faute de mieux. Pour se rassurer ?
Faut-il se voiler la face et le coeur pour paraître bien ?
Quels choix nous incombent ? Être seule ou juste bien avec quelqu'un ?
J'ai donc pris le choix du silence. Non pas à des fins machiavéliques afin de sortir fièrement un : "Je te l'avais bien dit".
Non, juste pour permettre à cette personne de faire sa propre expérience. Ça peut paraître dégueulasse mais je trouve au contraire que c'est le plus respectueux. "Le plus respectueux", certes, mais la plus dure décision à prendre.

Et puis, qui suis-je pour douter ? Qui suis-je pour lui dire ce que je pense ? Qu'est ce qui m'en donne le droit ?
Tout ce que je sais, c'est que ce doute persiste, comme une infection mal guérie.

Mais bon, c'est la vie. Et je trompe sûrement.
Du moins je l'espère.

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La vie illustrée, par Pikaland.

Je vous laisse, j'ai un dessin animé à regarder.

samedi 9 janvier 2010

Langage SMS et autres sursauts

Ok, ok je vais encore râler mais depuis que je suis sur Facebook ou des skyblogs (c'est vraiment horrible ses trucs (1)), j'ai peur. Peur, oui de la façon dont les gens parlent, écrivent.
Un exemple ?
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La langue française est tellement belle et riche. C'est vraiment dommage.
Nous sommes quand même tous allés (2) à l'école (enfin normalement) et faire des fautes d'orthographe arrivent à tout le monde, moi la première, mais là c'est quand même grave.
Mais ce qui me fait encore plus peur, c'est quand je vois des gens écrire ainsi et qu'ils annoncent qu'ils viennent d'être parents.
Qu'est ce que ça va donner ?
Les dictées de leurs enfants seront écrites en langage SMS ?
Je plains les profs de français.
C'est déjà dur d'apprendre à écrire alors j'imagine ce que cela aurait donné si mes parents écrivaient ainsi... bbrrrrr.
J'estime que cela ne prend pas plus de temps d'écrire correctement surtout avec un clavier qui compte plus de 100 touches.
Avec de vieux téléphones, je peux encore le tolérer, mais pas sur le net.
Alors certes, les choses changent... c'est bien triste quand même, non ?

(1) edit : je laisse ainsi :p
(2) edit : bon, là ok je corrige :D

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