18 avr

Je ne suis pas qu’un sexe

Actuellement en France, des femmes, des hommes, des couples, des jeunes, des vieux et leurs enfants manifestent contre l’égalité des droits à travers le mariage pour tous.

Pour ces gens, si tu es homosexuel, tu n’as pas le droit d’avoir la même vie que les hétéros : tu ne marieras pas, tu n’auras pas d’enfants et tu ne pourras pas adopter. En gros, on t’accepte (c’est déjà bien, tu devrais t’en satisfaire) mais tu la fermes et tu paies tes impôts.

Vraiment pas de chance, la nature a décidé de me faire homo… mais juste une question : sommes-nous responsable de la couleur de notre peau, de nos cheveux, de notre caractère, de notre sexualité ou encore de l’épaisseur de nos os ? Il me semble que non.

L’homosexualité est une caractéristique, une différence comme les autres, un détail.

Quand un hétéro me demande si c’est un choix d’être homo, je réponds par une question simple « Et toi, as-tu décidé d’être attiré par le sexe opposé ? » Dans 100% de cas, la réponse est « non ». Fin du débat quant au choix d’être homo ou pas. À l’âge adulte, on fait le choix de le vivre au grand jour ou on n’arrive pas à l’assumer. La notion de choix est donc existante mais uniquement face à nos concitoyens et leur morale. Si l’homophobie n’existait pas, les refoulés non plus.

Quand j’entends tous ces argument d’anti, j’ai surtout envie de leur dire que je ne suis pas qu’un sexe, une femelle, une homo. J’ai un cœur, un cerveau, une âme et ma sexualité ne dirige pas ma vie. Ma vie, je la partage avec la même personne depuis presque treize ans.

Treize ans déjà et l’envie d’avoir des enfants nous interpelle, nous entrechoque, nous questionne depuis plusieurs années. L’envie de transmettre quelque chose, de prendre soin d’un être.

Pour un couple de femmes, il est beaucoup plus facile d’avoir des enfants (Belgique, PMA, tout ça, c’est bien connu). Nous aurions pu. Mais nous n’en avons rien fait, nous ne souhaitons pas faire grandir un enfant dans un pays dont la moitié de ces habitants rejetteront notre famille et crient « Gaystapo » dans la rue, sans la moindre honte face à l’Histoire. Sans la moindre réflexion sur l’impact de leurs propos.
Parce qu’honnêtement, ça fait mal. Ça fait mal d’être accusée, coupable, exclue.

Que notre enfant ressente cette différence, cette cruauté, cette fermeture d’esprit m’est insupportable. Gamine, j’étais la seule de ma classe à être « une enfant de divorcés », je connais ce sentiment d’exclusion, je sais que les enfants disent très bien les mots que leurs parents n’osent pas prononcer trop fort. En 2013, et vu ce qu’il se passe actuellement dans la rue, je suis heureuse de ne pas avoir d’enfant. Aucun enfant ne mérite de vivre et de voir ça.

En attendant que la République Française nous reconnaisse comme des citoyens à part entière et qu’elle accepte nos futurs enfants, on continue de s’aimer. On s’aime et puis c’est tout, malgré tout, au-delà des mots, du tout… Aimez-vous, aimons-nous, c’est notre plus grande force face à cette haine grandissante.

27 avr

Le candidat idéal

… n’existe pas. Non, ne partez pas tout de suite. Lorsque je dis que le candidat idéal n’existe pas, je veux dire qu’il ne s’est pas présenté aux présidentielles 2012 et qu’il est peut-être encore au lycée voire en maternelle. Pire, il n’est peut-être pas né. Non, non, je n’ai pas pris de drogue hallucinogène, j’observe, c’est tout. Et plus j’observe ce qu’il se passe lors de ces présidentielles 2012, plus je me dis que c’est le système de fonctionnement de l’état qu’il faut remettre profondément en question. On en a marre de cette gue-guerre qui oppose deux candidats, ayant chacun les meilleurs arguments, la meilleure posture, la plus belle cravate. Je crois sincèrement que les français veulent que tout cela change, mais pas avec un candidat socialiste qui vire à droite ou un candidat de droite qui vire à l’extrême droite. Le peuple français a besoin d’un être Humain (avec un grand H, homme ou femme) qui puisse dire « STOP » on arrête tout. On raye tout. On recommence à zéro. Parce qu’en réalité, ce qui m’étonne le plus dans cette présidentielle, c’est que nos dirigeants ou futurs dirigeants ne se rendent pas compte que l’on va tout droit vers le clash, ils nous poussent vers les extrêmes par leur incompétence. Ils se moquent de nous. Ils nous demandent d’être responsables, solidaires, travailleurs mais nous montrent-ils l’exemple ? Le gouvernement n’est-il pas élu (à l’origine, ils ont dû l’oublier) pour servir le Peuple ? Quand est-ce qu’ils se remettront en question, que l’un d’entre eux commencera par avouer vraiment ce qui le pousse à se présenter ? Parce qu’au final, et je crois en leur bonne volonté, je suis sûre qu’à droite comme à gauche, on commence à faire de la politique pour que les choses changent. Mais avec les années, le système, l’argent et la soif de pouvoir transforme n’importe quel humain en un candidat. Et c’est bien cette cause qui résulte de la situation actuelle : Tous pour un et chacun pour soi.

Pour moi, le candidat idéal ne ferait parti d’aucun groupes politiques existants. Pourquoi ? Tout simplement parce que si ces chers hommes et femmes politiques ont créés des partis, c’est qu’ils avouent indirectement qu’ils sont incapables de se mettre autour d’une table, de faire des concessions, de discuter et de s’entendre. C’est pourtant l’une des bases du respect que l’on apprend, petits, pour bien s’entendre avec ses frères et ses sœurs et plus grands, on doit aussi le faire lorsque l’on est en couple, sinon, rien ne fonctionne. Je n’ai pas de solution à proposer mais j’aimerai qu’un jour, ces gens qui nous gouvernent prennent enfin leur responsabilité et fassent vraiment ce pour quoi ils sont payés.

Les français sont plein de bonne volonté, ils ne demandent pas grand chose pour être heureux : avoir un travail, être payé à leur juste valeur, pouvoir s’acheter une petite maison où ils le souhaitent et vivre paisiblement. On nous rabâche les oreilles avec les immigrés mais vous en croisez beaucoup, vous ? Sérieusement, cette campagne se joue sur des problématiques qui n’est pas du ressort des français et dont on se fout éperdument. La mixité et le partage des culture, c’est une force et une chance pour l’humanité, pas un problème. Et puis, dois-je rappeler que nous sommes tous des enfants d’immigrés ? Même si cela remonte à plusieurs générations, la France nous a ouvert les bras et nous a accueilli, un jour ou l’autre. Bien sûr, vous allez dire que j’ai une vision simpliste de tout cela, qu’il y a beaucoup de problèmes, d’inégalités et de souffrances à gérer. Mais qui a créé tous ces problèmes ? Les candidats, au lieu de parler de ce qui nous différencient tous devraient parler de ce qui nous rapprochent. De ce qui fait que nous sommes tous des êtres humains, que tout le monde doit être traité d’égal à égal, que nous devons tous disposer des mêmes droits.

Il faut une France juste, équitable et à l’écoute. Un ami me disait récemment que l’on nous isole de plus en plus, que l’on nous sépare, que le gouvernement est entrain de nous regrouper par clans, par gangs, et c’est vrai. Les gens ne savent plus parler calmement de politique, personne ne lâche le morceau, personne n’avoue ses regrets, ses espoirs ou ses doutes. Que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans la vraie vie, le gouvernement a fait de nous des pitbulls prêts à mordre celui qui pense différemment. Des petits soldats sans cervelle prêts à tirer sur l’équipe adverse. Mais bon sang, regardons-nous dans les yeux, acceptons les différences de l’autre, acceptons qu’il ne pense pas comme nous, ne réalisons pas ce travail de petits soldats que ces candidats nous demandent de faire indirectement. Nous valons plus que cela ! Ne rentrez pas dans leur jeu.

Je ne veux pas vivre dans une société comme celle-ci. Elle me dégoûte. L’argent et le pouvoir doivent être remis en question car ils ne sont pas les clés du bonheur. Le bonheur n’est pas là. Alors si comme moi, vous l’avez croisé au détour d’un instant, gardez-le près de vous et partagez-le avec vos proches, c’est votre plus grand trésor. Et peu importe qui sera élu. À la fin de votre vie, vous ne vous souviendrez plus qui a été élu président en 2012, mais cet instant de bonheur, vous vous en rappellerez jusqu’à la fin.

 

06 mar

Ma veste à capuche, mon anti-cravate

Où sont-ils ? Où sont-elles ? Où sont ces bons politiciens et politiciennes le reste du temps ? Ceux qui occupent aujourd’hui tous les pixels de nos écrans et toute l’encre des journaux ? Actuellement, ils sont tous entrain de se tirer dans les pattes, machin ceci, ah oui mais machin cela ! Et les français jubilent. Moi, je trouve ça triste, petit et cela ne présage rien de bon pour l’être humain. Alors bien sûr, vous pouvez me dire que je fais la morale, mais j’exprime juste mon ressenti, vous en faites ce que vous en voulez, je ne vous oblige à rien. J’aimerai que l’humain soit remis à sa bonne place, au centre de notre société. Parce que j’enrage de voir un sans-abri adossé à une vitrine éclairée jour et nuit. Vitrine qui contient plus de richesse qu’il n’en faut dans la vie d’un seul homme. Quelle est la place de l’homme dans notre société actuelle ? Des pantins ? Des machines ? Des « tu fais ton job et tu te tais » ? Des « si tu vas pas bosser dans deux mois, je te retire tes droits » ?

Je pense que nous sommes aujourd’hui arriver au bout du système, celui avec lequel nous vivons actuellement : le libéralisme, la croissance, le capitalisme, le pouvoir de l’argent. Dans les esprits les plus superficiels, ce système représente la liberté d’être, d’entreprendre, de créer. Mais, c’est pas ça la vraie vie, ça ne marche pas, on va droit dans le mur. On y est, en fait, dans le mur. La France aura un nouveau président dans 2 mois et j’ai l’impression que l’on va recommencer de la même façon, à remettre en route cette éternelle machine à broyer les Hommes, à briser leurs rêves.

Parce que si nos parents pouvaient s’offrir sans trop de peine, un toit en ayant un travail, aujourd’hui, nous, enfants nés dans les années 70-80, devons aller faire la quête auprès des banquiers et offrir nos plus beaux sourires. Et comment va faire la future génération ? C’est vrai que la vie fait que nous ne partons pas tous avec les mêmes chances, mais le travail était la clé pour rééquilibrer les choses, ce n’est plus le cas aujourd’hui, ce n’est plus suffisant.

Je vais vous raconter deux anecdotes. La première, c’est qu’un jour, j’avais rendez-vous à la banque, j’ai fait un effort vestimentaire, j’ai mis un beau manteau, noir, classe, j’ai donc – c’était un test – été traité avec respect. Même pas, d’égal à égal, en fait. Je devais repasser à la banque quelques jours plus tard pour signer un papier. Ma conseillère ne m’a pas reconnue et son regard avait changé, j’avais échangé mon manteau contre une veste à capuche, un jean et des baskets. C’était un test, bien évidemment, je savais que ma tenue aurait un impact. « Propre sur soi », comme on dit, quelle tristesse. La seconde anecdote remonte plus loin. Mon père était banquier et je me souviens, parfois, lorsqu’il rentrait du travail, il disait que les « petites gens », on s’en fout. Ceux qui comptent vraiment, ce sont les gens avec un compte en banque créditeur à 6 chiffres . C’était déjà difficile à avaler quand j’avais 14 ans, aujourd’hui, ça me donne envie de vomir. C’est peut-être bête mais ma veste à capuche c’est mon anti-cravate, ma façon de dire « merde » à tout ce « beau » monde, si beau à l’extérieur, mais complétement vidé dans leur cœur et leur tête.

Je n’ai pas envie de vivre dans un monde matérialiste et plus le temps passe plus je vis avec le minimum. Avant d’acheter quelque chose, je me demande si j’en ai réellement besoin, la réponse est souvent négative, je repose le produit. Il y a encore quelques années j’étais attachée aux objets, aux ordinateurs, à la déco, il fallait toujours que j’ai un futur achat en tête pour me sentir bien. Et puis, le temps a passé, j’ai perdu quelques êtres chers, je me suis détachée de tout cela et je n’ai jamais été aussi heureuse. Le matérialisme comble un manque, j’en suis persuadée. Mais dites-vous bien que manger du saumon fumé seul ne vaudra jamais une soupe à l’oignon entre amis ou en famille. J’ai 30 ans et j’en ai fait le constat depuis quelques années. C’est peut-être tard me direz-vous, mais qu’importe.

Je n’aime pas ce que les médias nous projettent, ces clips musicaux où les gars sont entourés de filles à poil au bord d’une piscine, je n’aime pas ça. Car la seule chose que cela provoque chez les jeunes et les moins jeunes, c’est de l’envie et la perte des repères, de ne plus savoir où se trouve le bonheur. Je suis parfois triste, triste de voir un père de famille « baver » devant un 4×4 à 40 000 euros, alors qu’il a des beaux enfants à la maison. De voir une mère de famille s’entourer de tout le matériel que la société lui permet d’acheter aujourd’hui et qu’elle me dise qu’elle n’est pas heureuse. Pourquoi notre société à donner autant de valeur aux choses ?

Quand est-ce que l’Homme redeviendra humble et juste ? Quand allons-nous recentrer les priorités dont l’homme a besoin ? Comment un président peut être élu par le peuple – il a quand même un peu besoin de nous – et accepter de voir dormir ses citoyens dans la rue ou dans leur voiture ? Comment fait-il pour se regarder dans la glace tous les matins en sachant ça ? Comment penser que l’on va encore croire à des promesses, des paroles ?

Je crois que j’ai perdu confiance en l’homme politique, paroles, paroles, paroles. Y’aura-t-il un jour un homme – un héros – assez fort, assez humble, pour nous sortir tous de cet engrenage ? Pour dire « Stop », on arrête et on recommence tout ? On arrête de donner de la merde à bouffer à nos gosses, on arrête l’inégalité, l’irrespect, on arrête, on arrête, on arrête. Je n’ai pas à me plaindre, j’ai un travail, un toit sur la tête. Mais ce monde, ce système ne me plait pas et quand je vois les gens ébahis devant une publicité Cartier à 4 millions d’euros, ca me fait mal, c’est tellement superficiel. Pourtant, vous devriez savoir que l’Homme peut faire de plus belles choses, à moindre frais.

Merci de m’avoir lu jusqu’ici. Donnez-moi votre avis, vos espoirs, vos peurs, que l’on en débatte ensemble.

16 jan

L’aristocratie élective et notre belle Économie

Je ne sais pas pour vous, mais moi, plus j’ouvre les yeux sur l’économie mondiale et la politique (c’est forcément lié), et plus que je me dis que nous sommes vraiment des pantins, bons à suivre le mouvement et à mettre un vote dans une urne tous les cinq ans, dernier droit et devoir que l’on nous autorise à avoir. Au final, rien n’a changé depuis le moyen-âge, il y a toujours un Roi, des ministres, des seigneurs, un château et un peuple qui souffre.

Plus les élections approchent et plus je me dis que tout ce cirque politique n’est qu’une pièce de théâtre jouée depuis des décennies par de fabuleux acteurs. Je n’y crois – presque – plus. Mais comme je ne suis pas défaitiste, ni aigrie, je vais voter en mai prochain, bien évidemment. Mais pas pour le candidat qui me fait rêver, pas pour un espoir de changement, non, non, je vais voter pour le « moins pire ». Afin d’éviter la montée en puissance des extrêmes, surtout.

J’entends beaucoup de gens dire qu’ils veulent sauver le monde… mais ont-ils pris le temps de le comprendre, avant ? En y réfléchissant, je me suis demandé ce qu’un candidat pourrait faire pour que la France se porte mieux. J’ai donc fait des recherches et comme le plus gros problème aujourd’hui est l’argent, je suis donc remonté à la source, à savoir qui crée l’argent, comment est-elle géré, bref, comment ça marche. On tombe vite des nues, surtout quand on découvre le fabuleux hold-up orchestré par cinq banquiers privés, un jour de 1913 aux États-Unis, point de départ de tout ce bordel :

[youtube FxzQrPmTClg 540 300]

Choqué ? C’est normal. Quand j’ai découvert cette vidéo, je me suis dis que tout ce que je croyais comme fiable, ne l’était plus. Ce fameux taux d’intérêt dirige incontestablement nos vies. Tant que notre pays aura une dette à rembourser, c’est encore une fois le peuple – toi, moi, nous – qui allons devoir débourser : « travailler plus, pour gagner plus »… mais surtout pour payer plus. Avez-vous déjà essayé de comprendre cette dette « publique » ? Voilà deux vidéos qui devraient vous éclaircir :

[vimeo 33392696 540 300]

Cette vidéo a été réalisée par le Front de gauche… mais comme elle explique très bien les choses, oubliez le générique de fin.

[youtube _m6fTUYU-Tc 540 300]

Laissez ses infos mûrirent un peu dans votre esprit, pas sûr que vous ayez encore envie d’agir, de voter. Pourtant, votre bulletin de vote et votre porte-monnaie sont vos seuls pouvoirs pour changer les choses. Et n’oubliez pas, le vote blanc n’est pas comptabilisé… (et on nous parle de démocratie). Et puis, un jour, en regardant une autre vidéo sur Internet, l’espoir reprend, il y a des gens qui veulent changer les choses, plein de gens !

La taxe Robin des Bois, vous en avez entendu parler ? Non ? Alors regardez ça :

[youtube kLsH8yno7Nc 540 300]

Le pire dans tout ce que je viens de vous dire, c’est que même si un candidat à la prochaine élection était vraiment honnête et voulait réellement changer les choses, le système actuel est totalement bloqué. Comment changer ce système ? Comment pourrait-il y arriver ? Il nous faudrait déjà un candidat qui ne serait pas intéressé par le pouvoir et l’argent. Il mangerait des pâtes comme nous, roulerait en 206, comme nous et payerait son loyer, comme nous. Amis utopistes, je vous laisse rêver à une France de l’égalité, du respect et où chacun aurait sa chance…

Ha ! Une dernière chose… la France vient de perdre son triple A. Cela veut dire que la France gère mal son argent : perte de confiance des banques privées. Du coup, l’argent que les banques privées prête à l’État va coûter plus cher (de l’argent qui coûte plus cher, oui, oui).  La solution ? Ah ben, t’es un mauvais payeur, alors on va augmenter le taux d’intérêt de tes emprunts. Et comment l’État va payer cette augmentation ? Devinez… c’est bibi qui va trinquer.

 

 

10 nov

Je voulais vous parler d’économie mais…

… non.
Parler d’économie, c’est encore parler de l’Homme, l’excuser, trouver des solutions. Le sauver. Nous sauver. Au final, aujourd’hui, je n’ai vraiment pas l’envie. Non. Aujourd’hui, j’ai appris que le rhinocéros noir était officiellement une race éteinte. Ça me met dans une colère folle.

L’Homme a cette force inébranlable : vivre, survivre malgré tout. Comment peut-on vivre encore sereinement quand on ouvre les yeux sur notre propre espèce ? Si on fait le bilan, qu’avons-nous apporter à la Planète ? Rien. Et au lieu de s’occuper de ce qui l’entoure, l’Homme n’a rien trouvé de mieux que de vouloir conquérir l’Espace. Encore une fois, pour sa propre survie.

Je ne suis pas une écologiste, une obnubilée du bio, une coincée du bulbe de tulipe. Je voudrais simplement que l’on vive avec toutes les espèces vivantes, les laisser vivre en liberté. Et là, je me dis que les humains ne se respectent même pas entre eux, sous prétexte de couleur de peau, de religion, de sexualité. Alors qu’espérer de ce qu’ils pourraient faire aux animaux, aux plantes, aux forêts, dénués de parole ?

Aujourd’hui, le monde des humains va mal. Mais que toute cette économie mondiale, avide, capricieuse, se casse la gueule. Vraiment, entièrement. Que l’Homme ouvre les yeux sur ce qu’il est, sur ce qu’il fait. Qu’il se retrouve avec une balle logée en plein portefeuille, comme ces rhinocéros, la reçoivent en plein cœur, depuis plus de 300 ans.

Et pourquoi un espèce disparait-elle ?

Pour ça :
« La corne du rhinocéros, en effet, est extrêmement convoitée par des acheteurs d’Extrême-Orient ou yéménites, disposés à la payer des sommes considérables pour deux raisons principales :
• La médecine chinoise traditionnelle (TCM) lui prête, une fois réduite en poudre, des vertus médicinales, notamment pour accroître la puissance sexuelle ou faire baisser la fièvre.
• Au Yémen, un poignard à manche en corne de rhinocéros noir est un symbole traditionnel de virilité que tout membre de l’élite sociale se doit de posséder, même s’il doit l’importer en toute illégalité. »
©Wikipédia

On détruit une espèce pour des problèmes de virilité masculine ?

Dîtes-moi que c’est une mauvaise blague.

03 juil

Pourquoi les anti-facebook se trompent

C’est être humain que d’être anti.

Et dans le merveilleux monde d’Internet, il y a beaucoup d’anti. Anti-Apple, anti-Google, anti-meetic, anti-Microsoft, bref ça pullule.

Dans la vraie vie aussi, il y a les anti-télé, les anti-gays, les anti-chrétiens, les anti-musulmans. Cela va tellement loin que des mots ont même été inventé pour traduire et définir certains comportements « anti ». Avions-nous besoin de leur donner autant de valeur ? Homophobie, anti-sémitisme, etc. Chacun a son ressenti, même si je ne le comprends pas toujours concernant la religion – cas au combien à part et devenu complexe -, certaines raisons restent pourtant infondées et sont même devenues, malheureusement, culturelles, perpétuées de génération en génération. Pourtant, dans notre pays, certains se trompent et ont oublié qu’ils sont libres. Le vrai problème me semble précisément celui-là : la liberté, votre liberté et le respect que vous avez pour vous-même.

Prenons le cas de la télévision, j’entends à tord et à travers que la télé, c’est « de la merde », pour résumer. Pourtant rien ni personne ne vous empêche de lire le programme et de choisir ce que vous souhaitez voir ou ne pas voir AVANT d’allumer votre poste. Accepteriez-vous d’aller au cinéma et de ne pas choisir le film que vous voyez ? À ce que je sache, votre télé ne s’allume pas toute seule et ne choisit pas ce que vous devez regarder. Et si rien ne vous fait envie, rien ne vous empêche de ne pas la regarder et de lire un bon bouquin ou d’écouter de la musique.

Je crois en fait, que les anti-télé confondent tout et ne respectent pas les goûts de chacun. Parce que dès que l’on parle de télévision plus de dix minutes avec un anti-télé, son second argument qui vient tout de suite après « c’est de la merde », c’est « mais la pub te lave le cerveau ». Soit. Mais personne ne m’oblige à regarder la publicité sans un œil critique, de l’ignorer ou de couper le son pendant cette dernière. Rien ne m’empêche non plus de regarder un programme en replay ou d’enregistrer ce dernier, afin, justement de zapper la publicité. Au final, je suis d’accord pour dire que les gens qui font la télé devraient y mettre un peu plus de culture, de savoir et qu’elle devrait permettre aux gens d’évoluer et aux enfants d’apprendre.

Mais comme dit le proverbe « on n’a que ce que l’on mérite ». L’être humain vaut-il plus que Secret Story ? Je n’en suis pas sûre, pas à notre époque. Je regarde la télévision tous les jours et je ne m’en sens jamais esclave, parce que je n’oublie jamais que je ne suis pas obligée de l’allumer et que j’ai le « pouvoir » de l’éteindre. C’est ce pouvoir que nous devons transmettre à nos enfants. Avoir le choix, être libre et surtout ne pas l’oublier.

Les anti-facebook me font doucement rire, oui encore. Parce qu’au final, c’est comme la télévision. Une société, un groupe, qui, comme n’importe quelle entreprise, veut faire de l’argent. Sur Facebook, rien ne vous oblige à mettre une photo de vous ou pire, celle de vos enfants, d’indiquer ce que vous avez mangé à midi, avec qui vous couchez en ce moment ou à utiliser votre vrai nom. Et quand on me parle de non-respect de la vie privée, j’ouvre les yeux, écarquillés. Votre vie privée c’est ce qu’il se passe chez vous, une fois que vous avez refermé la porte. Et même si Internet, vous permet de vous connecter au monde depuis chez vous, c’est à vous seul d’apposer des limites.

Se plaindre de Facebook, c’est comme pleurer à chaudes larmes parce qu’on s’est fait cambrioler alors qu’on a laissé la porte ouverte. Le pays de Bisounours n’existe pas, vous pouvez faire une croix dessus. Me vient alors une question : Le téléphone, quand il est arrivé dans nos foyers, n’était-il pas une atteinte à la vie privée ? Être dérangé, chez soi, n’importe quand ? Facebook, tout comme le téléphone, permet de garder un lien avec des gens et je vous avoue être ravie d’échanger quotidiennement avec des amis, qui, parce qu’ils habitent loin de chez moi, se font rares dans la vraie vie. Vous disposez de tous les outils pour masquer les publications qui vous déplaisent, fermer votre profil aux visiteurs, choisir de n’être ami qu’avec des gens que vous connaissez en vrai. Ou encore ne pas autoriser telle ou telle société d’accéder à vos données « personnelles ». Encore une fois, mettre son numéro de téléphone sur son profil, c’est comme l’écrire en gros sur sa voiture, ne venez pas vous plaindre par la suite.

J’ai souvent l’impression que Facebook est comparé à un grand magasin où, à l’entrée, on vous donnerait une liste et où l’on vous obligerait à acheter tous les produits indiqués. Facebook ou la télévision (Google+, Twitter, j’en passe et des meilleurs) ne sont pas des dictatures, c’est votre usage qui les rend ainsi et vous donne ce sentiment de propagande laveuse de cerveaux et mangeuse de vie privée.

26 jan

Avatar ou la logique simplement bleutée

L’autre soir, j’ai vu Avatar, le film de James Cameron, sorti en 2009. J’en ai tellement entendu parler à sa sortie que je ne suis pas aller le voir. Une machine commerciale qui marche tellement bien, poussant les gens à n’avoir plus que le mot Avatar à la bouche, ça me fait fuir. Donc, hier soir, un an et demi après sa sortie, miracle, j’ai vu Avatar, le fameux.

Le pitch :

« Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l’atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des  » pilotes  » humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l’ADN humain avec celui des Na’vi, les autochtones de Pandora. Sous sa forme d’avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d’infiltration auprès des Na’vi, devenus un obstacle trop conséquent à l’exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na’vi, sauve la vie de Jake… »

J’ai passé un bon moment, j’en ai pris plein les mirettes, le scénario n’est pas très riche mais nous ne sommes pas là pour réfléchir. C’est un film d’action. Ce film ne changera pas votre vision du monde. Sauf si vous ne savez pas encore que l’homme est un envahisseur rustre avec de la bave au coin de la bouche et du sang plein les mains. Capable du pire, comme du meilleur, paradoxe auquel je ne trouve toujours pas de réponse. Mais revenons à Avatar, donc de l’action, des décors superbes, des couleurs, des plantes et des animaux récréatifs. J’ai entendu des gens trouvant ce film trop bleu mais leur poste devait être mal réglé puisque pour moi la couleur dominante c’est le vert. Bien sûr les Na’vi ont la peau bleue mais cette forêt humide et mystérieuse est verte, c’est un fait. Et plonger dans cette forêt luxuriante est un régal.

Passons à la mentalité du film, puisque techniquement c’est une prouesse graphique, il n’y a rien à dire. Dans le clan des humains, il y a des gentils et des méchants, oui on en est là. Les gentils sont les scientifiques qui observent et essayent de comprendre les habitants de Pandora. Les méchants sont les industriels et les militaires, les ordres et la mission avant tout. En même temps ceux qui nous apparaissent comme des méchants le sont-ils vraiment ? Leur but étant de fournir une source d’énergie nouvelle aux Terriens. La réflexion est donc Soit ils meurent, soit nous mourrons. L’instinct de survie, tout ça quoi. Et personne ne peut se prétendre meilleur qu’eux, regardez comment les gens se jettent sur un paquet de sucre dès qu’il y a cinq centimètres de neige.

Venons en au héros, bien sûr. Même si c’est un militaire envoyé pour récupérer des informations auprès des Na’vi, il est gentil, il est beau et en plus il vient de perdre son frère et, vous n’allez pas me croire, il est en fauteuil roulant. Tous les ingrédients du héros sont là, avec une pincée de Oh quand même le pauvre.

Le langage alors utilisé par les chefs militaires est bien humiliant, traitant les Na’vi comme des sous-animaux. La seule chose qui les intéresse est ce précieux métal, aucune question d’éthique ne les interpelle. Ça me rappelle un ancien président des États-Unis cette histoire, le pétrole, l’Irak, tout ça quoi. Sauf que comme il s’agit ici d’un film, on se dit que ça n’existe pas en vrai. On sent donc un sentiment volontaire d’avoir des méchants bien méchants et bien armés qui ont perdu toute humanité. Dans la vraie vie, les méchants ne sont jamais bêtes, ils sont au contraire très rusés, savent comment s’y prendre mais sont souvent piégés par leur soif de pouvoir, heureusement. Mais parfois, ce sont eux qui gagnent quand même. Au final, ce sentiment de Pourquoi est-il aussi méchant n’est pas totalement assumé et c’est dommage. Le gars en chemise propre qui donne les ordres, le fait malgré lui, on le voit bien à son petit regard de chien battu. Même s’il avait le pouvoir de dire Non, arrêtez tout, respectons ce peuple. Ah oui mais là, il n’y aurait pas eu d’histoire. Les Na’vi quant à eux sont le contraire total de l’humain d’aujourd’hui : ils aiment et communiquent avec la nature. Ils respectent leurs morts et leurs ainés, ils vivent de ce que leur prodigue mère nature. Les parfaits innocents.

Le film dure 2 heures et 42 minutes.

Tout au long du film, j’ai surtout vu un mélange de nombreux autres films et animations.

Pocahontas

Bon, je sais, il y a des références d’une plus grande valeur – même si j’aime beaucoup la version de Disney, enfin sauf les chansons – un homme arrive sur une terre inconnue et il est sauvé par une jeune femme, fille du chef du village. On sait déjà qu’ils vont tomber amoureux mais l’amoureux n’ayant pas les mêmes racines, on sait que quelques minutes du film seront occupées afin de régler cette situation pas très nette. On sait également que le guerrier du village, promis à la belle depuis belle lurette, se battra avec l’amoureux mais qu’au final, ils seront super potes.

G.I. Joe

Oui, là il est bien présent, le militaire qui a failli être tué, cicatrices sur le crâne, imaginant qu’il est en enfer. C’est une baraque, musculation et tout le toutime. Bon, par contre, il est bête mais ça c’est aussi un ingrédient qui marche à tous les coups. Il boit son café dans un hélicoptère pendant la plus grosse attaque du film, normal. Et comme tous les méchants, il meurt à la fin et tout le monde se dira : « Il l’a bien mérité, sale méchant ». Peut être a-t-il tout simplement manqué d’affection paternelle ? Bon, j’arrête là, ok.

Matrix

Toute la partie informatisé du film est toute tracée, à la Matrix. J’ai rien vu de neuf, hormis la tablette qui analyse les prélèvements, en direct.

Les Studios Ghibli

Alors là, c’était on ne peut plus flagrant : les montagnes qui flottent c’est très largement inspiré du monde merveilleux et des paysages des animations des Studios Ghibli, peu connu du grand public. Le pire, me disais-je en regardant le film, c’est que les gens qui vont voir Le château dans le ciel après Avatar, vont se dire que ça a été inspiré d’Avatar. Raté.

N’ayant vu Avatar qu’une seule fois, j’ai sûrement loupé d’autres inspirations. Dans tous les cas, j’ai passé un bon moment. Il est juste dommage de réunir tous les ingrédients qui marchent et d’en faire un film assez simplet au final mais qui on le sait, aura un succès commercial hors-normes. J’aurai aimé que James Cameron profite de sa notoriété et de son argent pour passer un message plus fort. Puisque même la fin est logique, comme tout le reste du film.