Dedans

On mêle des 1000 et des 100,
on pose des mines, on descend,
on pille par le sang pour extorquer le moindre roupie,
et dans nos lits on roupille.
Ils font cinquante-deux pour cent et prennent un malin plaisir à tordre nos utopies.
Arrête ton char Dassault !
La mer pleure, la terre tremble quand vous mettez vos costards de charlatans au coeur tendre.
Et on écoute ce con qui ment,
regard mielleux à la télé en train de déblatérer sur la misère d’un continent…
Bienvenue à l’âge de la poudre, le nirvana technologique,
ici y’a du Fanta dans les biberons et dans les larmes du gin tonic !
Y’a pas de place pour toi dans leurs plans indélicats !
Y’a trop de renégats dans les fauteuils de l’Etat.
Tactique en six temps : imbéciliser, dé-civiliser, trop analyser, peuple débilisé, zic aseptisée, merde télévisée.

Chie dedans ! Crève dedans ! Bouffe dedans ! Dors dedans ! Rêve dedans ! Bosse dedans ! Baise dedans ! Pleure dedans !

Je viens cradifier le trottoir, c’est trop propre pour mon corps.
Ca simplifie mes tares, et amplifie le décor.
On oublie ce qui est « pas beau ».
Je veux de la pute et de la bimbo !
Vire- moi cette grosse nana ou je lance une vendetta.
Pas de noirs dans mes boîtes où je vérifie le quota.
Je veux de la jeune bien moite qui terrifie le gros tas !
Façonnez-moi ces habitudes à grands coups de magazines et de pubs et de fausses stars 6M.
Creuser des fossés dans le système.
Je veux du clown qui marche au pas et du clone triste, j’aime.
Bref, rien de nouveau qui se dresse au tableau !
Pas de jeux de mots que je laisse en déco ni de solutions sous le capot.
Encore un rap plaintif !!
C’est triste, morne et terne comme un matin dans le bus en troupeau et le coma qu’on transporte en commun dans le métro.
Des cernes comme marques indélébiles,
avant des vacances un peu débiles sous le soleil du tiers-monde.

Chie dedans ! Crève dedans ! Bouffe dedans ! Dors dedans ! Rêve dedans ! Bosse dedans ! Baise dedans ! Pleure dedans !

 

Le candidat idéal

… n’existe pas. Non, ne partez pas tout de suite. Lorsque je dis que le candidat idéal n’existe pas, je veux dire qu’il ne s’est pas présenté aux présidentielles 2012 et qu’il est peut-être encore au lycée voire en maternelle. Pire, il n’est peut-être pas né. Non, non, je n’ai pas pris de drogue hallucinogène, j’observe, c’est tout. Et plus j’observe ce qu’il se passe lors de ces présidentielles 2012, plus je me dis que c’est le système de fonctionnement de l’état qu’il faut remettre profondément en question. On en a marre de cette gue-guerre qui oppose deux candidats, ayant chacun les meilleurs arguments, la meilleure posture, la plus belle cravate. Je crois sincèrement que les français veulent que tout cela change, mais pas avec un candidat socialiste qui vire à droite ou un candidat de droite qui vire à l’extrême droite. Le peuple français a besoin d’un être Humain (avec un grand H, homme ou femme) qui puisse dire « STOP » on arrête tout. On raye tout. On recommence à zéro. Parce qu’en réalité, ce qui m’étonne le plus dans cette présidentielle, c’est que nos dirigeants ou futurs dirigeants ne se rendent pas compte que l’on va tout droit vers le clash, ils nous poussent vers les extrêmes par leur incompétence. Ils se moquent de nous. Ils nous demandent d’être responsables, solidaires, travailleurs mais nous montrent-ils l’exemple ? Le gouvernement n’est-il pas élu (à l’origine, ils ont dû l’oublier) pour servir le Peuple ? Quand est-ce qu’ils se remettront en question, que l’un d’entre eux commencera par avouer vraiment ce qui le pousse à se présenter ? Parce qu’au final, et je crois en leur bonne volonté, je suis sûre qu’à droite comme à gauche, on commence à faire de la politique pour que les choses changent. Mais avec les années, le système, l’argent et la soif de pouvoir transforme n’importe quel humain en un candidat. Et c’est bien cette cause qui résulte de la situation actuelle : Tous pour un et chacun pour soi.

Pour moi, le candidat idéal ne ferait parti d’aucun groupes politiques existants. Pourquoi ? Tout simplement parce que si ces chers hommes et femmes politiques ont créés des partis, c’est qu’ils avouent indirectement qu’ils sont incapables de se mettre autour d’une table, de faire des concessions, de discuter et de s’entendre. C’est pourtant l’une des bases du respect que l’on apprend, petits, pour bien s’entendre avec ses frères et ses sœurs et plus grands, on doit aussi le faire lorsque l’on est en couple, sinon, rien ne fonctionne. Je n’ai pas de solution à proposer mais j’aimerai qu’un jour, ces gens qui nous gouvernent prennent enfin leur responsabilité et fassent vraiment ce pour quoi ils sont payés.

Les français sont plein de bonne volonté, ils ne demandent pas grand chose pour être heureux : avoir un travail, être payé à leur juste valeur, pouvoir s’acheter une petite maison où ils le souhaitent et vivre paisiblement. On nous rabâche les oreilles avec les immigrés mais vous en croisez beaucoup, vous ? Sérieusement, cette campagne se joue sur des problématiques qui n’est pas du ressort des français et dont on se fout éperdument. La mixité et le partage des culture, c’est une force et une chance pour l’humanité, pas un problème. Et puis, dois-je rappeler que nous sommes tous des enfants d’immigrés ? Même si cela remonte à plusieurs générations, la France nous a ouvert les bras et nous a accueilli, un jour ou l’autre. Bien sûr, vous allez dire que j’ai une vision simpliste de tout cela, qu’il y a beaucoup de problèmes, d’inégalités et de souffrances à gérer. Mais qui a créé tous ces problèmes ? Les candidats, au lieu de parler de ce qui nous différencient tous devraient parler de ce qui nous rapprochent. De ce qui fait que nous sommes tous des êtres humains, que tout le monde doit être traité d’égal à égal, que nous devons tous disposer des mêmes droits.

Il faut une France juste, équitable et à l’écoute. Un ami me disait récemment que l’on nous isole de plus en plus, que l’on nous sépare, que le gouvernement est entrain de nous regrouper par clans, par gangs, et c’est vrai. Les gens ne savent plus parler calmement de politique, personne ne lâche le morceau, personne n’avoue ses regrets, ses espoirs ou ses doutes. Que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans la vraie vie, le gouvernement a fait de nous des pitbulls prêts à mordre celui qui pense différemment. Des petits soldats sans cervelle prêts à tirer sur l’équipe adverse. Mais bon sang, regardons-nous dans les yeux, acceptons les différences de l’autre, acceptons qu’il ne pense pas comme nous, ne réalisons pas ce travail de petits soldats que ces candidats nous demandent de faire indirectement. Nous valons plus que cela ! Ne rentrez pas dans leur jeu.

Je ne veux pas vivre dans une société comme celle-ci. Elle me dégoûte. L’argent et le pouvoir doivent être remis en question car ils ne sont pas les clés du bonheur. Le bonheur n’est pas là. Alors si comme moi, vous l’avez croisé au détour d’un instant, gardez-le près de vous et partagez-le avec vos proches, c’est votre plus grand trésor. Et peu importe qui sera élu. À la fin de votre vie, vous ne vous souviendrez plus qui a été élu président en 2012, mais cet instant de bonheur, vous vous en rappellerez jusqu’à la fin.

 

Ma veste à capuche, mon anti-cravate

Où sont-ils ? Où sont-elles ? Où sont ces bons politiciens et politiciennes le reste du temps ? Ceux qui occupent aujourd’hui tous les pixels de nos écrans et toute l’encre des journaux ? Actuellement, ils sont tous entrain de se tirer dans les pattes, machin ceci, ah oui mais machin cela ! Et les français jubilent. Moi, je trouve ça triste, petit et cela ne présage rien de bon pour l’être humain. Alors bien sûr, vous pouvez me dire que je fais la morale, mais j’exprime juste mon ressenti, vous en faites ce que vous en voulez, je ne vous oblige à rien. J’aimerai que l’humain soit remis à sa bonne place, au centre de notre société. Parce que j’enrage de voir un sans-abri adossé à une vitrine éclairée jour et nuit. Vitrine qui contient plus de richesse qu’il n’en faut dans la vie d’un seul homme. Quelle est la place de l’homme dans notre société actuelle ? Des pantins ? Des machines ? Des « tu fais ton job et tu te tais » ? Des « si tu vas pas bosser dans deux mois, je te retire tes droits » ?

Je pense que nous sommes aujourd’hui arriver au bout du système, celui avec lequel nous vivons actuellement : le libéralisme, la croissance, le capitalisme, le pouvoir de l’argent. Dans les esprits les plus superficiels, ce système représente la liberté d’être, d’entreprendre, de créer. Mais, c’est pas ça la vraie vie, ça ne marche pas, on va droit dans le mur. On y est, en fait, dans le mur. La France aura un nouveau président dans 2 mois et j’ai l’impression que l’on va recommencer de la même façon, à remettre en route cette éternelle machine à broyer les Hommes, à briser leurs rêves.

Parce que si nos parents pouvaient s’offrir sans trop de peine, un toit en ayant un travail, aujourd’hui, nous, enfants nés dans les années 70-80, devons aller faire la quête auprès des banquiers et offrir nos plus beaux sourires. Et comment va faire la future génération ? C’est vrai que la vie fait que nous ne partons pas tous avec les mêmes chances, mais le travail était la clé pour rééquilibrer les choses, ce n’est plus le cas aujourd’hui, ce n’est plus suffisant.

Je vais vous raconter deux anecdotes. La première, c’est qu’un jour, j’avais rendez-vous à la banque, j’ai fait un effort vestimentaire, j’ai mis un beau manteau, noir, classe, j’ai donc – c’était un test – été traité avec respect. Même pas, d’égal à égal, en fait. Je devais repasser à la banque quelques jours plus tard pour signer un papier. Ma conseillère ne m’a pas reconnue et son regard avait changé, j’avais échangé mon manteau contre une veste à capuche, un jean et des baskets. C’était un test, bien évidemment, je savais que ma tenue aurait un impact. « Propre sur soi », comme on dit, quelle tristesse. La seconde anecdote remonte plus loin. Mon père était banquier et je me souviens, parfois, lorsqu’il rentrait du travail, il disait que les « petites gens », on s’en fout. Ceux qui comptent vraiment, ce sont les gens avec un compte en banque créditeur à 6 chiffres . C’était déjà difficile à avaler quand j’avais 14 ans, aujourd’hui, ça me donne envie de vomir. C’est peut-être bête mais ma veste à capuche c’est mon anti-cravate, ma façon de dire « merde » à tout ce « beau » monde, si beau à l’extérieur, mais complétement vidé dans leur cœur et leur tête.

Je n’ai pas envie de vivre dans un monde matérialiste et plus le temps passe plus je vis avec le minimum. Avant d’acheter quelque chose, je me demande si j’en ai réellement besoin, la réponse est souvent négative, je repose le produit. Il y a encore quelques années j’étais attachée aux objets, aux ordinateurs, à la déco, il fallait toujours que j’ai un futur achat en tête pour me sentir bien. Et puis, le temps a passé, j’ai perdu quelques êtres chers, je me suis détachée de tout cela et je n’ai jamais été aussi heureuse. Le matérialisme comble un manque, j’en suis persuadée. Mais dites-vous bien que manger du saumon fumé seul ne vaudra jamais une soupe à l’oignon entre amis ou en famille. J’ai 30 ans et j’en ai fait le constat depuis quelques années. C’est peut-être tard me direz-vous, mais qu’importe.

Je n’aime pas ce que les médias nous projettent, ces clips musicaux où les gars sont entourés de filles à poil au bord d’une piscine, je n’aime pas ça. Car la seule chose que cela provoque chez les jeunes et les moins jeunes, c’est de l’envie et la perte des repères, de ne plus savoir où se trouve le bonheur. Je suis parfois triste, triste de voir un père de famille « baver » devant un 4×4 à 40 000 euros, alors qu’il a des beaux enfants à la maison. De voir une mère de famille s’entourer de tout le matériel que la société lui permet d’acheter aujourd’hui et qu’elle me dise qu’elle n’est pas heureuse. Pourquoi notre société à donner autant de valeur aux choses ?

Quand est-ce que l’Homme redeviendra humble et juste ? Quand allons-nous recentrer les priorités dont l’homme a besoin ? Comment un président peut être élu par le peuple – il a quand même un peu besoin de nous – et accepter de voir dormir ses citoyens dans la rue ou dans leur voiture ? Comment fait-il pour se regarder dans la glace tous les matins en sachant ça ? Comment penser que l’on va encore croire à des promesses, des paroles ?

Je crois que j’ai perdu confiance en l’homme politique, paroles, paroles, paroles. Y’aura-t-il un jour un homme – un héros – assez fort, assez humble, pour nous sortir tous de cet engrenage ? Pour dire « Stop », on arrête et on recommence tout ? On arrête de donner de la merde à bouffer à nos gosses, on arrête l’inégalité, l’irrespect, on arrête, on arrête, on arrête. Je n’ai pas à me plaindre, j’ai un travail, un toit sur la tête. Mais ce monde, ce système ne me plait pas et quand je vois les gens ébahis devant une publicité Cartier à 4 millions d’euros, ca me fait mal, c’est tellement superficiel. Pourtant, vous devriez savoir que l’Homme peut faire de plus belles choses, à moindre frais.

Merci de m’avoir lu jusqu’ici. Donnez-moi votre avis, vos espoirs, vos peurs, que l’on en débatte ensemble.

Ensemble pour les restos du cœur

J’étais pourtant gamine à l’époque mais quand Coluche a créé les Restos du Cœur, il nous a fait comprendre qu’ensemble on pouvait changer les choses. Que l’aide dont les français ont besoin ne vient pas du gouvernement (triste constat) mais bien d’initiatives citoyennes. Pour la campagne 2012, les Restos organisent une opération de collecte du 8 au 14 mars, dans les magasins Carrefour. Même si tes moyens sont limités, tu as sûrement un compte Facebook, Twitter ou même un blog, alors sache que tu peux également participer ! Tu peux faire un billet comme celui-ci, ça fait 10 repas offerts pour les Restos. Envoyez un mail à restos.blogs@gmail.com avec le lien pointant vers ton billet. Comme disait Coluche : « On compte sur vous ! »