Où sont-ils ? Où sont-elles ? Où sont ces bons politiciens et politiciennes le reste du temps ? Ceux qui occupent aujourd’hui tous les pixels de nos écrans et toute l’encre des journaux ? Actuellement, ils sont tous entrain de se tirer dans les pattes, machin ceci, ah oui mais machin cela ! Et les français jubilent. Moi, je trouve ça triste, petit et cela ne présage rien de bon pour l’être humain. Alors bien sûr, vous pouvez me dire que je fais la morale, mais j’exprime juste mon ressenti, vous en faites ce que vous en voulez, je ne vous oblige à rien. J’aimerai que l’humain soit remis à sa bonne place, au centre de notre société. Parce que j’enrage de voir un sans-abri adossé à une vitrine éclairée jour et nuit. Vitrine qui contient plus de richesse qu’il n’en faut dans la vie d’un seul homme. Quelle est la place de l’homme dans notre société actuelle ? Des pantins ? Des machines ? Des « tu fais ton job et tu te tais » ? Des « si tu vas pas bosser dans deux mois, je te retire tes droits » ?
Je pense que nous sommes aujourd’hui arriver au bout du système, celui avec lequel nous vivons actuellement : le libéralisme, la croissance, le capitalisme, le pouvoir de l’argent. Dans les esprits les plus superficiels, ce système représente la liberté d’être, d’entreprendre, de créer. Mais, c’est pas ça la vraie vie, ça ne marche pas, on va droit dans le mur. On y est, en fait, dans le mur. La France aura un nouveau président dans 2 mois et j’ai l’impression que l’on va recommencer de la même façon, à remettre en route cette éternelle machine à broyer les Hommes, à briser leurs rêves.
Parce que si nos parents pouvaient s’offrir sans trop de peine, un toit en ayant un travail, aujourd’hui, nous, enfants nés dans les années 70-80, devons aller faire la quête auprès des banquiers et offrir nos plus beaux sourires. Et comment va faire la future génération ? C’est vrai que la vie fait que nous ne partons pas tous avec les mêmes chances, mais le travail était la clé pour rééquilibrer les choses, ce n’est plus le cas aujourd’hui, ce n’est plus suffisant.
Je vais vous raconter deux anecdotes. La première, c’est qu’un jour, j’avais rendez-vous à la banque, j’ai fait un effort vestimentaire, j’ai mis un beau manteau, noir, classe, j’ai donc – c’était un test – été traité avec respect. Même pas, d’égal à égal, en fait. Je devais repasser à la banque quelques jours plus tard pour signer un papier. Ma conseillère ne m’a pas reconnue et son regard avait changé, j’avais échangé mon manteau contre une veste à capuche, un jean et des baskets. C’était un test, bien évidemment, je savais que ma tenue aurait un impact. « Propre sur soi », comme on dit, quelle tristesse. La seconde anecdote remonte plus loin. Mon père était banquier et je me souviens, parfois, lorsqu’il rentrait du travail, il disait que les « petites gens », on s’en fout. Ceux qui comptent vraiment, ce sont les gens avec un compte en banque créditeur à 6 chiffres . C’était déjà difficile à avaler quand j’avais 14 ans, aujourd’hui, ça me donne envie de vomir. C’est peut-être bête mais ma veste à capuche c’est mon anti-cravate, ma façon de dire « merde » à tout ce « beau » monde, si beau à l’extérieur, mais complétement vidé dans leur cœur et leur tête.
Je n’ai pas envie de vivre dans un monde matérialiste et plus le temps passe plus je vis avec le minimum. Avant d’acheter quelque chose, je me demande si j’en ai réellement besoin, la réponse est souvent négative, je repose le produit. Il y a encore quelques années j’étais attachée aux objets, aux ordinateurs, à la déco, il fallait toujours que j’ai un futur achat en tête pour me sentir bien. Et puis, le temps a passé, j’ai perdu quelques êtres chers, je me suis détachée de tout cela et je n’ai jamais été aussi heureuse. Le matérialisme comble un manque, j’en suis persuadée. Mais dites-vous bien que manger du saumon fumé seul ne vaudra jamais une soupe à l’oignon entre amis ou en famille. J’ai 30 ans et j’en ai fait le constat depuis quelques années. C’est peut-être tard me direz-vous, mais qu’importe.
Je n’aime pas ce que les médias nous projettent, ces clips musicaux où les gars sont entourés de filles à poil au bord d’une piscine, je n’aime pas ça. Car la seule chose que cela provoque chez les jeunes et les moins jeunes, c’est de l’envie et la perte des repères, de ne plus savoir où se trouve le bonheur. Je suis parfois triste, triste de voir un père de famille « baver » devant un 4×4 à 40 000 euros, alors qu’il a des beaux enfants à la maison. De voir une mère de famille s’entourer de tout le matériel que la société lui permet d’acheter aujourd’hui et qu’elle me dise qu’elle n’est pas heureuse. Pourquoi notre société à donner autant de valeur aux choses ?
Quand est-ce que l’Homme redeviendra humble et juste ? Quand allons-nous recentrer les priorités dont l’homme a besoin ? Comment un président peut être élu par le peuple – il a quand même un peu besoin de nous – et accepter de voir dormir ses citoyens dans la rue ou dans leur voiture ? Comment fait-il pour se regarder dans la glace tous les matins en sachant ça ? Comment penser que l’on va encore croire à des promesses, des paroles ?
Je crois que j’ai perdu confiance en l’homme politique, paroles, paroles, paroles. Y’aura-t-il un jour un homme – un héros – assez fort, assez humble, pour nous sortir tous de cet engrenage ? Pour dire « Stop », on arrête et on recommence tout ? On arrête de donner de la merde à bouffer à nos gosses, on arrête l’inégalité, l’irrespect, on arrête, on arrête, on arrête. Je n’ai pas à me plaindre, j’ai un travail, un toit sur la tête. Mais ce monde, ce système ne me plait pas et quand je vois les gens ébahis devant une publicité Cartier à 4 millions d’euros, ca me fait mal, c’est tellement superficiel. Pourtant, vous devriez savoir que l’Homme peut faire de plus belles choses, à moindre frais.
Merci de m’avoir lu jusqu’ici. Donnez-moi votre avis, vos espoirs, vos peurs, que l’on en débatte ensemble.